Le Fonds vert pour le climat a approuvé le 28 octobre deux projets FAO totalisant 184,8 millions de dollars. L'Algérie reçoit son premier projet pour steppes et forêts sèches ; le Mexique un paiement pour des réductions forestières vérifiées de 2018-2019. Une approbation n'est pas une réalisation future.
Le programme algérien de sept ans couvre 454 138 hectares dans six provinces du Barrage vert. Le Fonds apporte 43 millions et l'État 56,5 millions. Il vise plus d'un million de personnes et 142 000 agriculteurs, éleveurs et pasteurs, dont plus d'un tiers de femmes.
Les cibles sont 59 000 hectares restaurés, 190 équipements solaires et 240 unités hydroponiques pour plus de 25 000 animaux. S'ajoutent microentreprises, dont la moitié féminines, et filières de figue de Barbarie, olive, romarin, laine, alfa et menthe.
Le projet prévoit 540 355 tonnes de CO2e à son terme et 1,8 million sur sa durée de vie. Cela dépend de la survie des plantations, du pâturage, de l'eau et de la maintenance. Il faut mesurer sols, biodiversité, revenus et équité, pas seulement les hectares.
Le Mexique recevra 85,3 millions pour 12 915 671 tonnes réduites en 2018-2019. Le paiement récompense un résultat passé et sera réinvesti six ans ; il ne revend pas le même carbone et ne garantit pas la déforestation future.
Sont prévues 1 200 écoles paysannes, 205 000 hectares sous paiements et gestion, 120 initiatives féminines et plus de 33 000 bénéficiaires, dont peuples autochtones et Afro-Mexicains. Les 262 801 tonnes supplémentaires d'ici 2032 restent à vérifier.
FAO supervisera, avec la direction forestière algérienne et la CONAFOR. Données publiques, consentement, plaintes, audits, permanence et évaluation écologique diront si 184,8 millions créent une résilience durable plutôt que des activités comptées.