Le Brésil totalise environ 2 millions d'hectares brûlés en 2026, soit 33 % de moins que la moyenne historique à ce stade de l'année, supérieure à 3 millions. Le Bulletin du feu envoie un signal favorable au 12 août, mais le bilan reste partiel : plusieurs mois critiques de la saison sont encore à venir.
La baisse apparaît face à l'an dernier et à la moyenne des treize dernières années dans presque tous les biomes. La Caatinga fait exception, avec une surface supérieure de 8 % à sa moyenne historique. Cette divergence interdit de considérer l'amélioration nationale comme uniforme et impose une lecture séparée des écosystèmes.
Le Tocantins concentre actuellement la plus grande surface touchée, devant le Mato Grosso, le Maranhão et le Mato Grosso do Sul. L'indicateur national additionne donc des réalités territoriales différentes. Un total en baisse peut coexister avec une pression intense dans certains États, municipalités ou milieux vulnérables.
Le ministère de l'Environnement associe l'amélioration au déblocage de plus de 300 millions de reais, au suivi fréquent des foyers et aux campagnes de prévention. Près de 4 000 agents de l'Ibama et de l'ICMBio participent à la saison, avec 24 embarcations et 26 moyens aériens mobilisés.
Le renforcement opérationnel coïncide avec une moindre surface brûlée, mais le chiffre ne sépare pas les effets de la prévention, de la météo, de l'humidité des combustibles, de la rapidité d'intervention ou du nombre de départs. L'efficacité devra aussi intégrer détection, maîtrise, répétition et gravité écologique.
Le ministère prévient qu'un El Niño fort ou très fort pourrait accroître le risque dans plusieurs régions jusqu'à la fin de l'année. Une prévision n'est pas un incendie observé, mais elle modifie les besoins de préparation. Le résultat provisoire ne permet pas de réduire les effectifs avant de connaître l'évolution des pluies, de la chaleur et de la végétation sèche.
Le bilan final devra établir si la baisse se maintient durant le reste de 2026 et atteint les territoires les plus exposés. Surface totale, part de végétation native, dommages répétés et vitesse de restauration compteront. Financement stable, données transparentes et capacité locale seront nécessaires pour convertir ce signal intermédiaire en perte annuelle moindre.