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Les Galápagos ont consacré 12,4 millions de dollars à la surveillance marine, aux communautés et à la pêche artisanale

Le Galápagos Life Fund a détaillé ses investissements de 2025: 6 millions de dollars pour le contrôle interinstitutionnel de deux réserves marines, 3,8 millions pour 18 projets communautaires et 2,6 millions pour accompagner la pêche artisanale par la formation, la technologie et le suivi satellitaire.

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Le Galápagos Life Fund a indiqué avoir consacré 12,4 millions de dollars à la conservation marine et au développement durable de l'archipel équatorien en 2025. Il ne s'agit pas d'une nouvelle promesse générale annoncée en août 2026, mais du bilan de ressources affectées à trois axes précis: renforcement public, projets communautaires et assistance transitoire à la pêche artisanale.

La principale enveloppe, de 6 millions de dollars, a financé la première année d'un plan interinstitutionnel associant la Direction du parc national des Galápagos, la Marine équatorienne et le Sous-secrétariat aux ressources halieutiques. Elle doit améliorer le contrôle et la surveillance de plus de 203 000 kilomètres carrés couvrant les réserves marines des Galápagos et d'Hermandad, où les capacités opérationnelles sont cruciales face à la pêche illégale et aux autres pressions.

Une somme de 3,8 millions de dollars a par ailleurs été distribuée sous la forme de 18 subventions à des organisations locales des quatre îles habitées. Les projets associent éducation environnementale, conservation et pêche durable. Ce volet vise à éviter que le financement reste concentré dans les agences nationales et à faire participer les communautés à la gestion d'écosystèmes dont dépendent leur économie, leur sécurité alimentaire et le tourisme.

La troisième allocation, de 2,6 millions de dollars, relève du Plan d'assistance transitoire de la réserve marine Hermandad. Elle s'adresse aux pêcheurs artisanaux du continent qui doivent s'adapter aux nouvelles règles et aux zones protégées grâce à la formation, à des technologies productives et à des dispositifs de suivi satellitaire. L'aide cherche à concilier contrôle, traçabilité, sécurité en mer et maintien des moyens d'existence.

Le fonds est issu de la conversion de dette contre nature conclue par l'Équateur en 2023. L'opération a remplacé une dette commerciale par un prêt moins coûteux et créé des flux de financement de la conservation pendant 18,5 ans, tout en capitalisant un fonds permanent. Le modèle mobilise des ressources de long terme, mais exige aussi de la transparence sur les attributions, les résultats, la gouvernance et les engagements environnementaux associés.

L'efficacité de la protection ne se mesure pas seulement aux sommes affectées. Pour le volet public, il faudra examiner la couverture réelle des patrouilles, la détection des activités irrégulières et la coordination des autorités. Les 18 subventions devront produire des bénéfices vérifiables. Dans la pêche, l'enjeu sera d'améliorer la gestion grâce au suivi et aux technologies sans imposer de coûts disproportionnés aux travailleurs artisanaux.

Le bilan 2025 montre que le mécanisme est passé de l'architecture financière à des dépenses identifiables. Sa prochaine épreuve sera de publier des progrès comparables et de démontrer que les 12,4 millions de dollars améliorent durablement les réserves et les communautés. Les fonds accroissent la capacité d'action, mais ne garantissent pas seuls le recul de la pêche illégale, la restauration écologique ou l'adaptation sociale; ces résultats exigent une évaluation continue et des données publiques.

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